Wikileaks : Chirac, Sarkozy et Hollande espionnés par les américains depuis 2006 !

Wikileaks a encore frappé ! Comme l’avaient mentionné Libération et Médiapart qui avaient eu les documents en avant-première, Wikileaks a dévoilé des informations jusqu’à maintenant confidentielles concernant un programme d’espionnage visant l’Elysée ainsi que d’autres parlementaires et fonctionnaires français orchestré par les américains. Le début des écoutes daterait de 2006.

Les documents obtenus par Wikileaks sont sans équivoque : de 2006 à Mai 2012 Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été espionnés par les services secrets américains. Les documents en question, baptisés par Wikileaks « Espionnage Elysée », sont en fait cinq rapports d’analyses de la NSA appelés « Global SIGINT Highlights » qui émanent d’un bureau identifié comme étant celui des Summary Services (service des synthèses).

Ils regroupent les « faits marquants » tirés du renseignement d’origine électromagnétiques ainsi que les interceptions de communications. Evidemment, tous ces documents sont classés « Top Secret » et ne sont normalement réservés qu’aux responsables des services secrets américains.

Que révèlent ces documents ? Les contenus sont divers et variés, mais tous concernent les hautes sphères de l’Etat. On apprend par exemple que Jacques Chirac, alors qu’il était Président de la République en 2006, a poussé son candidat pour le poste de sous-secrétaire général adjoint des Nations Unies.

On apprend également que Philippe Douste-Blazy, son Ministre des Affaires Etrangères à l’époque, avait tendance « à faire des déclarations inexactes ou inopportunes » ou encore que Nicolas Sarkozy se voyait en 2008 comme « le seul homme capable de résoudre la crise financière ». Sans blague ?

François Hollande n’y a pas échappé non plus puisque la dernière écoute date du 22 Mai 2012. Ce mémo révèle que des « réunion secrètes » concernant la sortie de la Grèce de la zone euro ont été tenues mais également que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault s’inquiétait de la réaction d’Angela Merkel si elle apprenait que le Président de la République avait rencontré l’opposition allemande.

Pas de quoi renverser un pays, mais c’est avant tout la pratique qui est pointée du doigt. Car Wikileaks ne rend pas que ces documents publics. Il publie également un extrait de base de données de la NSA où figurent des numéros de téléphones qui lui permettent de collecter massivement des informations concernant la politique intérieure du pays notamment en matière d’économie. Les numéros de téléphones sont évidemment ceux de hauts fonctionnaires, de parlementaires, de ministres et même celui de Nicolas Sarkozy.