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Citer Versailles attire spontanément l’évocation du chateau. Mais Versailles n’est ni Chenonceaux, ni Chambord. C’est aussi une ville, la préfecture d’un département dont la population, la richesse, le dynamisme donneraient ailleurs à son chef-lieu un rayonnement particulier. S’il existe, bien que limité comme pour beaucoup de p?les urbains du bassin parisien par l’attraction de la capitale, il est presque totalement occulté par l’image et la mémoire du chateau des Bourbons. Comment gérer le paradoxe de faire exister la ville à la fois en dépit et en fonction du chateau, c’est un défitoujours d’actualité pour les municipalités; ce fut particulièrement ardu au XIXe siècle quand la ville dut assumer son émancipation à l’égard du chateau déserté.2 Ce paradoxe est-il banal, commun à toutes les cités palatiales de toutes les époques[1] [1] Voir G233;rard Sabatier, Rita Costa Gomez,.. doudoune moncler homme sans manche
.suite?? La situation qui para?t spécifique de Versailles est cependant que le projet du chateau fut exclusif, totalitaire et que son domaine constitua à partir du XVIIIe siècle l’espace unique de la petite agglomé-ration, contrairement par exemple à Saint-Germain-en-Laye, sa voisine, dont le bourg préexistait et survéc?t à son chateau, ou à des villes palatiales et capitales dont le patrimoine urbain, créé en même temps que celui du palais, a pu être géré de fa?on autonome. à Versailles il faut qu’au XIXe siècle se crée un organisme urbain et qu’il se constitue un patrimoine en en arrachant les éléments à l’emprise du chateau.3 Pendant tout ce XIXe siècle, le chateau, abandonné comme résidence royale et siège du pouvoir, demeure un décor monumental et une mémoire sociopolitique. La ville doit-elle les renier pour créer de nouvelles activités et trouver une identité propre?? Comment tirer parti d’un décor prestigieux qui peut attirer des ressources et assurer le dynamisme économique de la cité tout en échappant à l’image monarchiste et aristocratique?? Celle-ci est d’autant plus pesante que les sensibilités politiques sont libérales, puis républicaines. L’antagonisme atteint son point culminant de 1871 à 1906; alors que la Commune a amplifié la réputation de ville monarchiste de l’Ordre moral, les municipalités républicaines et la?ques lui opposent une autre mémoire, celle d’une ville berceau de la Révolution.4 L’Histoire autant que l’urbanisme, mémoires et patrimoines, tout semble dresser face à face la ville et le chateau. burberry pas cher femme L’histoire du chateau a fait et fait toujours, depuis l’ouverture aux chercheurs de nouveaux fonds domaniaux, l’objet de nombreux travaux où l’étude du patrimoine[2] [2] Parmi les plus r233;cents?: Vincent Maroteaux, Versailles,...suite a largement sa place. La ville elle-même n’a été le plus souvent abordée que relativement au chateau ou sous des aspects anecdotiques par des conservateurs du chateau et des érudits locaux ou par d’anciens magistrats municipaux et notables soucieux de justifier leur action et de laisser leurs souvenirs[3] [3] É mile et Madeleine Houth, Versailles aux trois visages,... casquette ralph lauren noir
suite. La Revue de l’Histoire de Versailles, fondée en 1899, en est encore témoignage. Bernard Lepetit[4] [4] Bernard Lepetit, La formation d’une population urbaine...suite avait ouvert un chantier sur l’histoire de la ville qui a, un temps, relancé la recherche universitaire[5] [5] Catherine Lecomte, La soci233;t233; versaillaise 224; l’233;poque..