Comment Nokia Corporation va avaler Alcatel-Lucent

Le nouvel ensemble s’appellera Nokia Corporation et son siège social sera en Finlande. Dans l’opération, Alcatel-Lucent est valorisé 15,6 milliards d’euros. L'accord nécessitera le feu vert des autorités de la concurrence en Europe, en Chine, aux Etats-Unis.
Cette fois-ci c’est officiel, Nokia et Alcatel-Lucent ont détaillé ce mercredi matin le processus de la fusion annoncée entre les deux entreprises dans le but, selon eux, de créer le leader mondial de l’innovation dans les technologies de prochaine génération.

Une opération qui, pour être menée à son terme devra obtenir le feu vert des autorités de la concurrence en Europe, aux Etats-Unis mais aussi en Chine, a expliqué Rajiv Suri, le patron de Nokia, à l'occasion d'une conférence de presse organisée dans la matinée à Paris.

Nokia fera une offre publique d’échange sur les actions Alcatel en France et aux États-Unis, explique l’entreprise finlandaise dans un communiqué.
L’offre de Nokia, 0,55 action nouvelle pour chaque titre Alcatel-Lucent, valorise le groupe franco-américain à 15,6 milliards de dollars. Les actionnaires de Nokia détiendront 66,5% du groupe et ceux d’Alcatel-Lucent 33,5%.
Le nouvel ensemble s’appellera Nokia Corporation et sera dirigé par les patrons de l’entreprise finlandaise. Le siège sera en Finlande, mais le groupe conservera une forte présence en France. Le futur groupe vise 900 millions d’euros d’économies de coûts d’ici 2019.
Pas de suppression de postes supplémentaires
Répondant aux inquiétudes exprimées par le gouvernement français, Nokia ne prévoit pas de suppression d’emplois supplémentaires à l’issue du plan de restructuration d’Alcatel.
Nokia a également confirmé ce mercredi avoir entamé un réexamen stratégique de son activité de cartographie, HERE. « Le conseil d’administration de Nokia estime que c’est le bon moment pour revoir la position de HERE dans le cadre nouveau proposé pour Nokia », lit-on dans un communiqué.
Michel Combes, le directeur général d’Alcatel Lucent, a précisé mercredi matin qu’il n’occupera pas la fonction de vice-président du conseil de Nokia. Il estime qu’Alcatel aurait été trop petit et trop spécialisé s’il avait cédé seulement sa partie mobile.
Initialement, Alcatel-Lucent avait été approché par Nokia en vue d’un rachat de son activité mobile mais Michel Combes a plaidé pour une opération sur la totalité du groupe.