Smartphones : Wiko, ce constructeur si discret

Cette société créée en France a présenté ce mardi 5 novembre son nouveau modèle Darkfull. Peu connue au milieu des géants Samsung et Apple, elle se place pourtant en troisième position des vendeurs de smartphones sans abonnement en France.

Wiko, la secrète. La société basée à Marseille et entrée sur le marché français en 2011 revendique, un peu moins de deux ans plus tard, la troisième place des vendeurs de smartphones sans abonnement en France (soit environ 30 % du marché global). A l'occasion de la présentation de son nouveau modèle Darkfull, l'entreprise a choisi de faire en quelque sorte son coming out.

Selon les chiffres fournis par l'institut d'analyse GfK, Wiko se place en France juste derrière Samsung et Apple, avec 10,5 % des smartphones nus vendus entre janvier et septembre 2013. Et devant Sony Mobile et LG. Une performance plutôt exceptionnelle pour un constructeur aussi jeune. Le secret de son succès ? Proposer des modèles plutôt bien équipés à prix plancher. "Nous ne sommes par pour autant une marque low cost, précise Virginie Barbier, la directrice marketing de la marque, mais sur nos modèles haut de gamme nous proposons des prix jusqu'à 50 % moins cher que nos concurrents".

Une entreprise française rachetée par un constructeur chinois

Un stratégie à l'image du Darkfull qui intègre un écran 5 pouces, un processeur quadricoeur 1,5 Ghz, un emplacement double SIM et un capteur photo de 13 mégapixels, au prix de 269 euros. Seul bémol, l'absence de compatibilité 4G. "Pour l'instant nous ne proposons de la 3G H+, mais la 4G arrivera dans nos prochains modèles, d'ici Noël ou janvier", détaille Virginie Barbier.

Pure entreprise française à sa naissance et fondée à Marseille en 2011 par Laurent Dahan, la société est désormais la propriété du constructeur chinois Tinno. "Nous avons choisi Tinno comme maison-mère car elle possède ses propres usines de production, nous pouvons donc maitriser la conception d'un smartphone de son cahier des charges à son assemblage", explique Virginie Barbier. Une stratégie qui permettra sans doute aux soixante salariés de la marque d'atteindre l'objectif de 2 millions de téléphones vendus à la fin de l'année 2013, dont 80 % de smartphones.