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à travers l’étude de la 160;bioprospection160; dans l’espace cara?be des xviie et xviiie siècles (Jamestown, Virginie, Bahia, Brésil, Jama?que, Guyane, Surinam, Saint-Domingue) l’auteure aborde les facteurs culturels qui interviennent dans la transmission des savoirs naturalistes et pharmaceutiques entre indigènes et allogènes. 3 L’intérêt principal de l’ouvrage est sans doute de souligner, dès le premier chapitre, que des femmes ont participé à la prospection de la nature tropicale. Aux c?tés de Sir Hans Sloane, Charles-Marie de La Condamine ou Philibert Commerson, le cas de la naturaliste allemande Maria Sibylla Merian (1647-1717) est ainsi traité de fa?on précise. L’ouvrage analyse cependant plus précisément les enjeux liés à une plante, la Flos pavonis (fleur de Paon ou fleur de Paradis en fran?ais). Comme le montre, sans doute un peu rapidement, L.160;Schiebinger dans le second chapitre du livre, la présence coloniale aux Cara?bes s’est accompagnée de l’accaparement des plantes alimentaires et médicinales locales. Utilisée comme abortif par les femmes indigènes et les femmes esclaves venues d’Afrique, la fleur de Paradis n’a pourtant pas connu un tel destin. polo ralph lauren pas cher
L’originalité du livre de L. Schiebinger est ainsi de s’intéresser à un type de phénomène que l’histoire des sciences a peu étudié160 la non-transmission d’un savoir, en raison de plusieurs facteurs qui peuvent être identifiés. Ainsi, tous les naturalistes sillonnant l’espace cara?be ne comprennent pas nécessairement l’usage abortif de la plante et significativement, c’est une femme, Maria Merian, qui le décrit le plus précisément[1][1] Rappelons que Maria Merian est l’une des trois héro?nes...suite. Les autres naturalistes qui mentionnent la plante s’intéressent avant tout à son élégance, la fleur de Paon devenant d’ailleurs une fleur ornementale dans les jardins européens. survetement ralph lauren pas cher La non-transmission, ici, ne porte donc pas sur une réalité végétale, mais sur un savoir et sur une pratique. 4 Cet exemple de non-transfert pose, de fa?on plus générale, le problème de ce que les Européens et les Européennes peuvent conna?tre de la pharmacopée locale. Topos de la littérature de voyage au xviiie siècle, l’idée que les 160;Indiens160; gardent leurs connaissances secrètes permet de comprendre la dimension proprement politique de la bioprospection160 ne pas confier un remède est une fa?on de résister à la domination coloniale. On saisit dès lors l’ambigu?té fondamentale de la non-transmission, qui peut tout aussi bien procéder d’un refus de transmettre de la part des populations colonisées que d’un refus de savoir des populations colonisatrices. La non-transmission des usages abortifs de la fleur de Paon peut alors être apparentée à un phénomène de censure, qui n’est pas sans rappeler celui qui, dans le Mexique colonial, conduit le Saint-Office à condamner l’usage magico-religieux de certaines plantes, en particulier les champignons hallucinogènes. 5 Aux xviie et xviiie siècles, la fleur de Paon fait l’objet d’un rejet dont les motifs sont, aux yeux de L.160;Schiebinger, moins religieux que politiques. Polo lacoste pas cher