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On peut néanmoins regretter, dans cet ouvrage, une tendance à transposer à la domination coloniale les concepts utilisés pour analyser la domination masculine. Mais l’esprit de cette collection étant de tenir compte et de rendre compte des derniers développements de la recherche, s’y sont ajoutés dans les années 2000 une dizaine de volumes consacrés soit à des régions spécifiques soit à des thématiques novatrices. 3 C’est à cette dernière catégorie qu’appartient l’ouvrage collectif Gender and Empire, dont l’objectif, clairement exprimé par Philippa Levine dans son introduction, est d’offrir une vision globale de la fa?on dont le genre a affecté l’Empire britannique dans son intégralité. cabas vanessa bruno pas cher
Il s’agit donc non seulement de remettre en lumière les femmes colonisatrices ou colonisées, longtemps parentes pauvres de l’historiographie, mais aussi de montrer à quel point la construction, la gestion et l’expérience même de l’Empire ont été, partout et constamment, des processus genrés.

on160 160;La perspective de genre pousse à rejeter les interprétations totalisantes au profit d’analyses contingentes, tenant compte du contexte160; (p.160;4). 5 L’objectif ainsi défini, l’ouvrage se décline ensuite en trois synthèses chronologiques (respectivement sur les xviiie, xixe et xxe siècles, comptant chacune entre 30 et 40 pages) et neuf contributions thématiques (d’une vingtaine de pages en moyenne). Certains chapitres portent sur des thèmes désormais classiques (médecine, genre et Empire160;; sexualité, genre et Empire160;; genre et missions). D’autres défrichent des terrains neufs (160;Enfance et race160 grandir dans l’Empire160;), tandis que d’autres enfin relèvent davantage de la réflexion théorique, par exemple la contribution de Mrinali Sinha sur les constructions nationales analysées à l’aune du genre. On trouve aussi un bref chapitre méthodologique, d? à Antoinette Burton et consacré à l’attitude des historien-ne-s dans les archives (160;Histoire d’archives160 le genre et la fabrique de l’histoire coloniale et impériale160;). sac longchamp pas cher Cette dernière évoque la fa?on dont les centres d’archives à travers l’ancien Empire intègrent (ou non) les variables 160;femmes160; et 160;genre160; dans leurs classements. L’auteure, qui a fait circuler un questionnaire parmi une soixantaine de collègues et recueilli une quarantaine de réponses, amène les historiennes à un exercice d’auto-réflexion sur leur usage des archives. On en retient l’idée que pour les thématiques du genre, la notion d’archives doit être élargie aux documents privés, aux collections locales, souvent plus riches et utiles que les grands centres officiels. 6 L’une des grandes forces de cet ouvrage est d’illustrer par l’exemple la transversalité de certains thèmes160 ainsi, la sexualité fait l’objet d’un article approfondi de Philippa Levine, ce qui donne à l’auteure l’occasion de démontrer à nouveau à quel point cette question constitue une préoccupation 150;160;voire une obsession160;150; impériale. Mais la question de la sexualité est aussi largement traitée dans le chapitre sur la médecine, dans celui sur la violence ou encore dans chacun des trois chapitres chronologiques. Qu’il s’agisse de l’aborder sous l’angle des normes sexuelles, du discours de l’altérité, des relations mixtes, de la reproduction, de l’esclavage ou de la grande peur coloniale de la dégénérescence, l’analyse croisée de la sexualité et de l’Empire demeure donc une approche fructueuse et prometteuse, en dépit d’une historiographie 150;160;surtout anglophone160;150; déjà abondante. 7 Un autre point très satisfaisant de Gender and Empire est de parvenir à offrir à la fois un bilan et des pistes de recherche et de réflexion. longchamp soldes